La démarche intégrative

Voici, de manière brève et synthétique, une présentation des principaux courants et supports théoriques et méthodologiques qui fondent cette pratique professionnelle :

  • la pratique d’orientation analytique s’intéresse aux conflits pulsionnels de l’enfance, qui ont un impact dans le présent, et agissent sur les mécanismes intrapsychiques. Elle vise la résolution de ces conflits inconscients par la prise de conscience. Le patient, accompagné par le praticien, va analyser de manière approfondie son histoire et son passé, afin de comprendre, d’interpréter et de reconstruire ses expériences infantiles.

  • La pratique d’orientation anthroposophique de Steiner part du principe que l’être humain est la synthèse de la nature, regroupant les mondes minéral, végétal et animal, avec en plus l’aspect spirituel propre à l’homme.

  • la restructuration positive, comme Pensée positive, Visualisation créatrice, Thérapie cognitive, Thérapie comportementale, … ces techniques développent l’idée que l’on peut exercer un contrôle actif sur sa vie. La pensée ou l’idée précède toujours l’émotion et l’action, elle crée la réalité. En bref nous attirons à nous, ce que nous pensons avec conviction. Elles insistent sur le rôle fondamental de la pensée dans les désajustements psychologiques.

  • la programmation neuro-linguistique part du principe que chacun d’entre nous perçoit « la réalité » de façon différente selon son système neuro-sensoriel, donc que chacun intériorise et utilise des programmes différents (façon de penser, de ressentir et d’agir) ; enfin, on ne peut pas ne pas communiquer ; si ce n’est avec les autres, c’est avec soi-même que chacun communique en permanence. La PNL est une méthodologie qui regroupe un ensemble d’outils, de modèles et de techniques qui favorisent l’ouverture et permettent à l’individu de changer son discours, ses comportement et attitude.

  • La méthode Gordon ou approche centrée sur la personne (ROGERS), utilise l’empathie, l’écoute active, la reformulation et la neutralité bienveillante pour aider la personne à s’exprimer et comprendre ses problèmes et changer un comportement inadéquat.

  • la psychosomatique s’intéresse à la personne dans sa globalité, dans son unité, à la relation entre le corps et le psychisme. Elle favorise notamment la prise de conscience du corps et du vécu corporel, l’expression émotionnelle et l’intériorisation.
    La relaxation psychosomatique prend en compte le corps (le somatique) et l’imaginaire (le psychique) dans leur interrelation complémentaire. Cet outil est particulièrement intéressant dans la gestion du stress, de l’anxiété et de la douleur ; la relaxation permet d’être en lien avec son vécu intérieur, de débloquer des tensions et de se remettre en mouvement. Elle entraîne des effets aux niveaux physique, cognitif et affectif (sensations d’apaisement, de bien être).

  • Le rêve éveillé dirigé, la sophrologie, partent aussi du principe que le corps et l’esprit sont étroitement liés et s’adressent au corps pour toucher l’esprit. Cette ouverture permet d’avoir accès au subconscient et de le laisser remonter en surface pour évacuer les tensions ou y imprimer de nouvelles possibilités de voir et de sentir. Cela permet alors une nette amélioration du bien-être. Les techniques sont nombreuses et variées pour convenir à un grand nombre d’individus.

  • l'autohypnose est, selon François Roustang, un état caractérisé par le lâcher prise, un état d’ouverture à soi, à l’expérience, au monde environnant, et aux sensations. L’expérience de l’autohypnose permet l’ouverture à une réalité plus riche, en changeant les perceptions et en engageant la personne dans un processus dynamique.

  • la mindfulness traduite en français pas « pleine conscience » est aussi, comme la sophrologie, une méthode fortement inspirée de l’approche de méditation du zen et du yoga. Son fondement repose sur l’idée que nous sommes parasités par des pensées actives dont nous n’avons pas conscience, génératrices de sensations et comportements indésirables voir néfastes.

  • la Gestalthérapie, la dynamique émotionnelle, l’analyse transactionnelle, font prendre conscience à l’individu qu’il est un tout unique, dans une histoire personnelle et réhabilitent son ressenti émotionnel pour lui permettre de le réactualiser dans sa vie adulte, voir d’agir des redécisions qui libèrent.

  • les pratiques humanistes s’intéressent à la personne dans « l’ici et maintenant » afin de favoriser le processus de croissance personnel. Leur but est de remettre le patient en lien avec ses besoins, ses émotions, ses pensées, ce qui favorise la prise de conscience de soi et l’acceptation de soi. Ce processus se met en place à travers une relation empathique, des exercices et des mises en situation.

Aujourd’hui il y a pléthore de théories et de méthodes et c’est une excellente chose car de la diversité naît la richesse et cette richesse est la meilleure réponse qui peut être donnée aux grandes différences individuelles. Ce qui convient à l’un, ne sera pas du tout adapté à l’autre. La compétence du praticien réside dans sa capacité, par une approche sensible et personnalisée, à « adapter le menu ».

Elle réside également dans sa capacité à rayonner, à convaincre ; c’est son charisme, compétence qui certes a une base naturelle, mais se travaille pour se développer. Cela fait partie de la formation permanente à laquelle tout praticien doit se soumettre.